Lexique ADSL

Vous trouverez ci-dessous quelques explications autour des offres ADSL que nous mettons à disposition. Elles n'ont pas l'ambition d'être le petit précis illustré de l'ADSL.  Nous pensons en revanche qu'elles peuvent vous aider à lire votre test d'éligibilité.

Internet: Internet est un système d'interconnexion de machines et constitue un réseau informatique mondial, utilisant un ensemble standardisé de protocoles de transfert de données. C'est donc un réseau de réseaux, sans centre névralgique, composé de millions de réseaux aussi bien publics que privés, universitaires, commerciaux et gouvernementaux. Internet transporte un large spectre d'information et permet l'élaboration d'applications et de services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et le World Wide Web.

FAI: Fournisseur d'accès à Internet.

ADSL: Asymmetric Digital Subscriber Line.

L’ADSL est une technique de communication numérique utilisant le réseau téléphonique pour transmettre des données. Comme son nom l'indique, la technologie ADSL fournit un débit asymétrique: le débit maximal théorique descendant (download) est de 8,2Mbit/sec alors que le débit maximal montant (upload) n'est lui que de 1Mbit/sec. Plus la distance entre l'abonné et le répartiteur téléphonique est grande, plus les débit offerts par l'ADSL ont tendance à se dégrader. Au delà de 5km, il est généralement impossible d'être racordé en ADSL.

L’ADSL 2+ est l'évolution de la technologie ADSL, elle exploite plus de fréquences porteuses pour les données (jusqu’à 2,2 MHz). Cela se traduit par une augmentation du débit maximal possible. Cependant, les améliorations par rapport à l'ADSL ne sont perceptibles que si l'abonné se situe à moins de 3km du central téléphonique. Au-delà, les débits sont les mêmes que ceux proposés par l'ADSL.

Atténuation: ll s'agit de la perte de puissance du signal en décibels (dB) qui est fonction de la distance entre l'émetteur et le répartiteur de lignes raccordé au DSLAM.

Plus la distance est grande, plus la valeur sera élevée et plus le signal ADSL sera faible. Les hautes fréquences sont les plus touchées par l’éloignement. C’est donc la capacité de réception qui est la plus affectée. L'atténuation est aussi fonction de la section (diamètre) du fil de cuivre. Plus la section est faible, plus la ligne sera sensible à l'atténuation.

DSLAM: Digital Subscriber Line Access Multiplexer. C'est un équipement généralement installé dans les centraux téléphoniques. C'est gràce à lui que le service ADSL est assuré. Techniquement, le DSLAM récupère le trafic de données, issu de l'utilisation des technologies DSL (internet haut débit, télévision par ADSL, VoIP…), transitant sur les lignes téléphoniques qui lui sont raccordées, après que ce trafic a été séparé du trafic de voix issu de la téléphonie classique, grâce à un filtre. Ensuite le DSLAM regroupe le trafic des différentes lignes qui lui sont raccordées (« petits tuyaux ») et le redirige vers le réseau de l'opérateur ou du fournisseur d'accès (« gros tuyau »).

BAS: Broadband Access Server. C'est un EAS (équipement d'accès au réseau), typiquement, un routeur, qui assure l'interconnexion entre les DSLAM d'un réseau xDSL et le réseau d'un Fournisseur d'accès à Internet (FAI).

Routeur: Un routeur est un élément intermédiaire dans un réseau informatique assurant le routage des paquets. Son rôle est de faire transiter des paquets d'une interface réseau vers une autre, au mieux, selon un ensemble de règles.

Boucle Locale: Il s'agit de la partie de la ligne téléphonique (paires de cuivre) allant du répartiteur de l'opérateur jusqu'à la prise de l'abonné. Physiquement, il s'agit de tous les câbles aériens, des câbles souterrains et même de la paire de fils arrivant chez l'usager.

Le dégroupage

Pourquoi ?

France Télécom a mis 40 ans pour déployer le réseau Téléphonique Français. Il est bien évident qu'il serait aujourd'hui impossible économiquement pour un nouvel opérateur de le répliquer intégralement. Pourtant, y avoir un accès direct est d'une importance stratégique pour un opérateur de télécommunications nouvel entrant : il lui permet de gérer de bout en bout le réseau qui le relie à ses clients, et de construire des offres différenciées. Ainsi, il a été décidé au niveau européen que l'opérateur historique doit fournir à ses concurrents un accès direct à sa boucle locale : c'est le dégroupage de la boucle locale.

Comment ?

Au niveau du central, après séparation voix-données, celles-ci ne vont plus vers un DSLAM France Télécom, mais sont aiguillées vers un DSLAM d'un opérateur alternatif, par un branchement sur une réglette.

Les 3 cas de figure de racordement tel que définies par l'ART sont:

Le Dégroupage (option 1): le DSLAM appartient à un opérateur alternatif. Seule la paire de cuivre reliant l'abonné au central téléphonique (boucle locale) appartient à France Télécom. Il faut distinguer le dégroupage partiel et total: dans le cas du dégroupage partiel, une fois les fréquences ADSL et voix séparées, les fréquences ADSL vont vers le DSLAM de l'opérateur alternatif et les fréquence voix restent gérés par France Télécom; dans le cas du dégroupage total, la ligne de l'abonné n'est plus du tout branchée aux équiments France Télécom, vous êtes donc complétement affranchi de l'opérateur historique et il vous est impossible de souscrire à un abonnement téléphonique classique

L'ACA (option3): le DSLAM appartient à FT, mais pas le BAS.

L'IP/ADSL (option5): le DSLAM et le BAS appartiennent à FT. Le traffic est ensuite acheminé vers le FAI.

Vous pourrez vous apercevoir dans les formules qui vous sont proposées par notre test d'éligibilité que les formules ACA et IP/ADSL sont plus onéreuses, car elles incluent le prix que notre préstataire doit payer à France Télécom